Pourquoi je culpabilise autant comme maman ?
- il y a 1 jour
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Parce que vous voulez bien faire et c'est déjà beaucoup
Vous avez encore crié, vous êtes resté au téléphone au lieu de raconter une histoire, vous avez accepté de travailler un peu plus, même si vous saviez que vous seriez fatiguée le soir. Et puis, le soir venu, la culpabilité arrive. Lente, familière, tenace au moment de se mettre dans le lit.
Vous savez ce que c'est ce sentiment que vous pourriez mieux faire, que vous pourriez mieux faire, que vous devriez mieux faire.
Avant de continuer, une chose est importante à dire : vous faites comme vous pouvez avec vos propres casseroles, vos propres histoires, vos propres limites et vous aimez vos enfants, vraiment. La culpabilité ne parle pas de votre incompétence. Elle parle de votre envie de bien faire.
D'où vient cette culpabilité ? Trois racines possibles
Les attentes que vous vous imposez
La première source de culpabilité, c'est souvent la vôtre. Pas celle des autres : laLA VOTRE. Celle que vous vous imposez sans même vous en rendre compte.
La mère parfaite n'existe pas mais elle vit dans votre tête. Elle est là, discrète, à mesurer chaque choix, chaque absence, chaque fatigue. Elle compare votre réalité à une image idéale qui n'existe nulle part ni dans les livres, ni dans les réseaux sociaux, ni chez les autres mamans que vous voyez passer.
Et cette image, elle ne vient pas de nulle part. Elle a été nourrie par votre propre éducation, par les modèles que vous avez reçus, par les messages que vous avez intégrés depuis l'enfance.
L'histoire personnelle et les modèles reçus
La manière dont vous avez été élevée influence profondément la manière dont vous vivez votre rôle de parent. Si vous avez grandi avec une mère très exigeante, distante, ou au contraire très présente, cette expérience continue d'influencer votre manière d'être mère aujourd'hui même si vous avez consciemment choisi de faire différemment.
Ce n'est pas une faute. C'est un héritage et il est possible de le reconnaître, de le comprendre, et de le transformer.
La pression sociale et les modèles contradictoires
Travailler ou rester à la maison ? Être disponible ou s'affirmer professionnellement ? Être douce ou poser des limites ?
Il y a cinquante ans, il y avait un ou deux modèles. Aujourd'hui, il y en a des dizaines. Et chacun semble être le bon jusqu'à ce qu'on en voie un autre. Le résultat ? Une mère qui se sent en permanence entre deux, qui cherche à tout faire, et qui finit par se sentir coupable de ne pas tout faire.
Ce que la culpabilité maternelle déclenche chez l'enfant
Ce que peu de parents savent, c'est que la culpabilité ne reste pas dans la tête de la mère. Elle se transmet.
L'enfant perçoit, ressent, absorbe les émotions de son environnement surtout celles de sa mère. Une maman qui se sent coupable, tendue, en permanence en train de se juger, transmet cette tension à son enfant.
L'enfant peut alors manifester des colères, des troubles du sommeil, des angoisses, une agitation inexpliquée pas parce qu'il est "difficile" mais parce qu'il ressent ce qui se passe dans son environnement immédiat.
Ce que la kinésiologie peut accompagner
En kinésiologie, on ne part pas de la théorie. On part du corps.
Le test musculaire permet d'explorer ce qui se cache derrière la culpabilité maternelle : des croyances anciennes, des loyautés familiales, des schémas hérités qui ne sont pas forcément les vôtres.
Au cabinet, ce n'est pas rare de travailler avec des mamans qui se sentent coupables de ne pas être assez, de ne pas être assez présentes, de ne pas être la mère qu'elles pensent devoir être. Le travail en séance permet de :
Identifier les croyances qui soutiennent la culpabilité
Comprendre les schémas hérités de la lignée maternelle
Distinguer ce qui vous appartient de ce qui vient d'ailleurs
Retrouver un rapport plus doux et plus libre à votre rôle de parent
Ce n'est pas un travail sur la performance. C'est un travail sur l'alignement, sur ce qui est vrai pour vous, pas sur ce que vous devriez être.
Une question pour commencer
"Quand je me sens coupable en tant que maman, qu'est-ce que je me dis exactement ?"
Prenez un moment, écoutez sans jugement. La réponse que vous entendez c'est déjà un début.



