Se fixer des objectifs sans s'auto-saboter : avancer avec ce qui est vraiment à soi
- Floriane CALAU-TROCHAIN
- 26 déc. 2025
- 4 min de lecture
Le passage à la nouvelle année s'accompagne souvent d'une liste d'objectifs.
Sport, régime, économies, rangement, nouveau travail… On veut tout changer.
On pose des résolutions sur papier, en mode « cette année, c'est la bonne ».
Sauf que parfois, sous ces objectifs, se cachent des voix qui ne sont pas les nôtres.
Des « il faut » hérités, des « je devrais » imposés par l'entourage, des croyances limitantes qui nous poussent à nous fixer des objectifs… pour mieux les saboter ensuite.
Parce qu'au fond, ce n'était pas vraiment nous qui les avions choisis.
Quand l'objectif devient une punition
Vous le reconnaissez, ce schéma ?
Vous vous fixez un objectif ambitieux
Vous démarrez motivé(e)
Quelques jours plus tard, vous procrastinez
Vous trouvez des excuses
Vous abandonnez
Vous culpabilisez
Vous vous dites que « de toute façon, vous n'y arrivez jamais »
Cette spirale porte un nom : l'auto-sabotage.
Ce n'est pas un manque de volonté. C'est souvent le signe que l'objectif ne vient pas vraiment de vous. Qu'il est porté par une peur (celle d'échouer, celle de décevoir, celle de réussir aussi), par une injonction sociale, ou par un schéma inconscient qui vous pousse à reproduire ce que vous avez toujours connu.
En kinésiologie, on observe souvent que le corps « refuse » d'avancer quand la tête impose quelque chose qui ne résonne pas avec ce qui est juste pour soi.
Reconnaître les signaux de l'auto-sabotage
Votre corps vous parle. Il vous dit quand un objectif n'est pas aligné avec ce que vous êtes vraiment.
Voici quelques signaux :
Procrastination chronique : remettre sans cesse au lendemain
Ruminations mentales : « je n'y arriverai jamais », « ce n'est pas pour moi »
Fatigue inexpliquée dès que vous pensez à cet objectif
Tensions physiques : maux de ventre, épaules crispées, sommeil perturbé
Sabotage actif : oublier, annuler, trouver des excuses valables
Ces réactions ne sont pas un échec. Elles sont une invitation à vous poser la vraie question : « Est-ce que je veux vraiment ça ?
Ou est-ce que je crois que je dois le vouloir ? »
Se fixer des objectifs depuis soi (et pas depuis ses peurs)
1. Identifier la vraie motivation
Avant de poser un objectif, posez-vous cette question simple :« Pourquoi est-ce que je veux ça ? »
Répétez la question 3 fois. À chaque fois, creusez plus profond.
Exemple :
« Je veux perdre du poids. » → Pourquoi ?
« Pour être en meilleure santé. » → Pourquoi ?
« Pour me sentir bien dans mon corps. » → C'est ça, la vraie motivation.
Si à un moment, vous entendez « parce qu'on me dit que… », « parce que tout le monde…», c'est un signal. L'objectif n'est peut-être pas le vôtre.
2. Vérifier avec le corps
Le corps ne ment pas. En séance de kinésiologie, le test musculaire permet d'identifier si un objectif est vraiment aligné avec ce que vous êtes, ou s'il génère du stress inconscient.
Exercice simple à faire chez vous : Fermez les yeux. Respirez. Imaginez-vous avoir atteint cet objectif. Observez ce qui se passe dans votre corps.
Sensation d'expansion, légèreté, respiration fluide → objectif aligné
Tension, crispation, nœud au ventre → signal d'alerte
3. Choisir des objectifs réalistes et progressifs
L'auto-sabotage naît souvent d'objectifs trop ambitieux, trop rapides, trop parfaits.
Au lieu de « faire du sport 5 fois par semaine », commencez par « bouger 15 minutes, 2 fois par semaine ».
Au lieu de « arrêter complètement le sucre », essayez « réduire ma consommation de sucre ajouté ».
Le cerveau aime les petites victoires. Chaque micro-objectif atteint renforce la confiance en soi et crée un élan durable.
4. Accueillir les résistances
La résistance n'est pas un ennemi. C'est une information.
Si vous ressentez de la procrastination, de la peur, de la fatigue face à un objectif, ne forcez pas. Posez-vous. Écoutez ce que cette résistance essaie de vous dire.
Peut-être qu'elle protège quelque chose.
Peut-être qu'elle vous rappelle un échec passé.
Peut-être qu'elle vous invite à ajuster votre rythme.
Dans ces cas-là, l'accompagnement d'un thérapeute peut vous aider à démêler les nœuds inconscients, à libérer les croyances limitantes, et à avancer avec plus de clarté.
Les bienfaits d'objectifs alignés
Quand vos objectifs viennent vraiment de vous, tout change :
✨ Motivation naturelle : vous n'avez plus besoin de vous forcer
🌱 Énergie renouvelée : le corps suit sans résistance
🧘 Moins de culpabilité : vous avancez à votre rythme, sans pression
🎯 Résultats durables : parce que c'est ancré dans ce qui fait sens pour vous
💛 Confiance en soi renforcée : chaque pas compte, chaque victoire nourrit
Se fixer des objectifs depuis soi, c'est se donner la permission d'être vraiment qui vous êtes, sans chercher à répondre aux attentes des autres.
Petit plus :
3 micro-rituels pour commencer 2026 en douceur
1. Le check-in du matin (2 minutes) : Avant de vous lever, posez une main sur le cœur, l'autre sur le ventre.
Respirez. Demandez-vous : « De quoi ai-je vraiment besoin aujourd'hui ? »
2. L'objectif du jour (1 seul) Choisissez UNE chose simple et réalisable. Pas trois, pas dix. Une. Et célébrez quand c'est fait.
3. La pause du soir (3 minutes) Notez ce qui vous a fait du bien dans la journée. Pas ce que vous avez « réussi ». Ce qui vous a nourri(e).



